Pour des Universités d’été vraiment ouvertes à toutes et tous Les Universités d’été sont censées être un moment de rassemblement, de réflexion et de fraternité pour l’ensemble de notre famille socialiste. Mais cette année, les dates choisies — du 28 au 30 août — soulèvent une réelle difficulté : elles excluent de fait une partie importante de nos camarades. En pleine semaine, à la veille de la rentrée scolaire et au moment de la reprise pour les enseignants et personnels éducatifs, ces dates empêchent de nombreuses personnes de participer : • les travailleurs et travailleuses précaires qui n’ont pas la liberté de poser des congés ; • les femmes, et particulièrement les mères seules, souvent seules en première ligne pour organiser la rentrée ; • les militants et militantes du monde éducatif pour qui cette période est cruciale. Si nous voulons être crédibles lorsque nous parlons d’égalité, d’inclusion et de justice sociale, nous devons d’abord appliquer ces principes à nous-mêmes. Les Universités d’été ne peuvent pas devenir un rendez-vous réservé à celles et ceux qui ont déjà le plus de libertés et de facilités pour s’y rendre. Nous demandons que l’organisation des prochaines éditions tienne pleinement compte de ces réalités sociales et familiales, en choisissant des dates et des modalités permettant une participation large et diversifiée. Être socialistes, c’est donner l’exemple. C’est penser d’abord à celles et ceux qui sont les plus contraints dans leur quotidien, pour leur permettre d’être au cœur de la vie de notre mouvement. Nous, militantes et militants socialistes, appelons à des Universités d’été véritablement ouvertes à toutes et tous.