Madame, Monsieur, Vous n’êtes pas sans savoir que le quinquennat Hollande a laissé des traces profondes. On ne peut pas croire qu’un simple discours puisse effacer ce sentiment de trahison ressenti par beaucoup. Ce fut une période marquée non seulement par une politique sociale qui n’a pas tenu ses promesses, mais aussi par un énorme fossé qui s’est creusé entre les plus riches et le reste du peuple. Tandis qu’une petite minorité concentre de plus en plus la richesse, des millions de Français voient leur niveau de vie baisser, avec une pauvreté qui ne cesse d’augmenter. Ce décalage nourrit une colère légitime qu’on ne peut balayer uniquement avec des mots. Hollande, qui se voulait l’ennemi de la finance, restera surtout dans les mémoires comme celui qui a fait exploser les impôts. Entre 2012 et 2017, la pression fiscale a fortement augmenté, alourdissant la note pour les ménages de milliards d’euros, souvent sous le prétexte de la justice sociale, mais avec un ras-le-bol fiscal évident. La disparition de la taxe d’habitation n’a fait qu’entraîner une explosion de la taxe foncière, amputant encore un peu plus le pouvoir d’achat des Français. Et aujourd’hui encore, les impôts restent insupportablement élevés. Malgré les annonces et quelques ajustements mineurs, la fiscalité pèse lourd, écrasant les foyers, freinant le pouvoir d’achat et la croissance. Les taxes sur le revenu et les charges sociales sont à des niveaux qui asphyxient les classes moyennes et populaires. Du côté des entreprises, le fameux Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi (CICE) était censé aider à relancer l’économie. En vérité, il n’a fait que compenser un marché en déclin, et surtout, il a surtout profité aux grands groupes qui ont vu leurs marges grimper, tandis que les petites et moyennes entreprises, qui font vraiment vivre le pays, ont souvent été laissées de côté. Si vous voulez vraiment renouer avec le peuple, il est urgent de couper avec ces privilèges d’un autre temps. Il est grand temps de s’inspirer des pays du Nord, où justice, transparence et égalité sont les règles. On ne peut plus accepter ces avantages indus pour les anciens dirigeants, ni ces emplois de complaisance ou ces dépenses somptuaires, alors que le pays doit faire face à de lourdes contraintes. Il faut aussi simplifier tout ce fatras administratif — ces « usines à gaz » qui grèvent l’accompagnement des petites entreprises, surtout à l’export. Trop souvent, au lieu de les aider, ces dispositifs les découragent, alors que nos voisins facilitent leur conquête des marchés étrangers, c’est là que se trouve notre avenir économique. Pour vraiment renouer avec le peuple, voici ce qu’il faut faire : - Alléger nettement la pression fiscale sur les classes moyennes et modestes. - Mettre un terme aux privilèges et aux passe-droits publics comme privés, en supprimant les emplois fictifs et les avantages indus. - Rendre les dépenses publiques et les nominations totalement transparentes. - Simplifier de manière drastique les démarches pour soutenir efficacement les PME et TPE, notamment à l’export. - Investir massivement dans l’éducation, la santé et la justice sociale, pour tous et pas seulement une minorité. - Réorienter les aides et crédits d’impôt vers ceux qui créent vraiment de la richesse : artisans, commerçants, indépendants et petites entreprises. - Instaurer un dialogue sincère avec les citoyens, en rendant des comptes régulièrement sur ce qui est promis et ce qui est fait. Ce n’est pas une attaque, c’est un souhait sincère d’accompagner un vrai changement. Le peuple dont vous parlez veut un droit d’inventaire authentique, pas des slogans ou des promesses creuses. La vérité et la transparence sont indispensables pour refaire confiance. Si vous ne voulez pas finir en groupuscule, vous devez travailler pour le peuple, pas pour les lobbys qui tirent les ficelles dans l’ombre. La crédibilité, c’est d’abord d’écouter les attentes réelles des gens, avec honnêteté et engagement. Sans ça, vous serez inaudibles. Je peux porter vos idées si cela signifie un véritable changement et des actes concrets. Mais si ce n’est que de la communication creuse au profit de quelques privilégiés, je serai le premier à dénoncer cette mascarade autour de moi. Le temps des discours vides est fini : montrez que vous avez compris la leçon et que vous êtes prêts à agir pour le bien des citoyens ! Bien cordialement. H. Sedki